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La guerre civile espagnole
Les partis qui se présentèrent aux élections générales de février 1936 étaient le Bloc des Droites, le Front Populaire et le Parti Nationaliste Basque (PNV), atteignant tous des résultats similaires. Les résultats généraux, favorables à la coalition du Front Populaire, donnèrent lieu à une nouvelle période de réformes, qui entraîna une forte mobilisation sociale, aussi bien à gauche qu’à droite.
Les soulèvements militaires, qui commencèrent à pointer quelques mois auparavant, se consolident au printemps de 1936. Celui organisé par les militaires, dont l’inspirateur est le Général Mola, Gouverneur de Pampelune, et celui impulsé par les Carlistes convergent vers la mi-juillet et se mettent en marche le 19 juillet 1936 au départ de Pampelune. À la suite de l’assassinat d’un Commandant de la Garde Civile, Mola proclame l’État de Guerre dans la capitale de Navarre. La garnison de Vitoria, qui appuyait le complot, fait de même, mais ni Bilbao ni San Sebastián les suivent.
Le PNV se positionne en faveur du gouvernement légitime de la République et, en quelques jours, des milliers de volontaires navarrais traditionalistes et phalangistes rejoignent l’armée pour combattre sur le Front Nord et sur Madrid. Le pays se trouve ainsi divisé entre les provinces du littoral et celles de l’intérieur, dans les mains des insurgés.
En octobre 1936, le gouvernement républicain de Largo Caballero adopte le Statut Basque. Le Gouvernement Basque est organisé, avec comme Lehendakari (Président) José Antonio Aguirre. Et l’armée basque (Eusko Gudarostea) est créée, avec toutefois moins d’armement et de moindre qualité que celui des rebelles et sans le soutien des démocraties européennes, qui refusent de fournir des armes aux bataillons basques. Les militaires recourent à la force aérienne et à l’utilisation de nouvelles stratégies de guerre, comme terroriser la population civile par des bombardements massifs à Durango et Gernika.
Fin juin 1937, Alava, Bizkaia, Gipuzkoa et la Navarre sont définitivement maîtrisées par l’armée rebelle. Certains bataillons basques, obéissant les ordres du PNV, se rendent aux Italiens à Santoña. D’autres continuent à se battre sur le Front Nord et, plus tard, sur celui de Catalogne, jusqu’à la fin de la guerre en avril 1939.
Projet de la Société d'Etudes Basques
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