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Michel Duvert
2008-05-27 19:47
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Biblia, traduction de toute la bible en navarro-Labourdin

Une œuvre marquante a vu le jour en Pays basque : il s’agit de la traduction de toute la Bible en langue basque (dans le dialecte navarro-labourdin qui est couramment utilisé en Iparralde).
C’est un événement unique !!

 

Natif de Saint Michel, en Garazi, Père Marcel Etchehandy a entrepris cette traduction. Il l’a faite à partir du grec et de l’hébreu ; ces deux langues ayant servi à mettre en forme les textes de la Bible.
Pour entreprendre un tel travail, il lui a fallu non seulement apprendre ces langues et connaître les dialectes de l’euskara, mais il lui a fallu apprendre à convertir des façons de penser, parfois vieilles de plusieurs millénaires, pour les lecteurs de notre temps.
Une telle entreprise s’est étalée sur plus de trente ans et a mobilisé quelques collaborations.

Le travail a été entrepris au sein de l’abbaye de Belloc.
Leizarraga de Briscous n’entreprit que de la traduction des évangiles et ce, à la demande de la reine de Navarre, Jeanne d’Albret. En ce qui concerne la Bible, c’est la seconde fois, en Iparralde, qu’elle fait l’objet d’une traduction complète en euskara. Mais c’est la première fois qu’elle l’est, en prenant comme point de départ le grec et l’hébreu. Le capitaine Duvoisin d’Ainhoa, qui avait fait un travail comparable au XIXe siècle, était parti d’une version latine, traduite de l’hébreu et du grec. Par ailleurs, son travail fut édité par les soins du Prince L-L Bonaparte, et eut une diffusion très confidentielle (quelques 250 exemplaires).

Autrement dit, la nouvelle Bible constitue une avant-première de par ses options de départ, ses choix en matière de traduction et l’ampleur de sa diffusion.
Pourquoi une telle entreprise ? Il nous fallait une Bible qui corresponde à la sensibilité de nos époques et donc à la langue de notre temps. Nous attendions une Bible traduite dans une langue qui, non seulement exprime images, émotions et concepts de façon la plus adéquate, mais entre en résonance avec notre vécu. Ici, en Pays Basque Nord, l’euskara batua ne remplit pas toujours ces conditions ; par ailleurs, c’est une langue en cours d’unification. Nos sensibilités ne sont pas encore formées à ses avancées, à sa musique ainsi qu’aux formes nouvelles qu’il véhicule.

Le batua ne saurait nous toucher comme le fait le vieux dialecte navarro-labourdin, langue du quotidien, langue qui fut le véhicule privilégié des grands écrivains du XVIIe siècle en Iparralde.
Or, des textes comme ceux de la Bible sont d’une intensité telle que la qualité de la langue chargée de les véhiculer est d’une importance extrême.
Cette  nouvelle Bible sera une réponse à cette attente.

  • «Biblia» 2007

Le Père bénédictin Marcel Etchehandy entreprit le travail de traduction de la Bible au sein de l’abbaye de Belloc. Une abbaye dont tout le monde connaît la belle activité au service de tous et donc à celui des chrétiens du diocèse (éditions diverses et renouveau liturgique en euskara, chants, formation, retraites,…) ; notre dette envers eux est immense.
Pour entreprendre un tel travail de traduction, non seulement il a fallu que P. Marcel domine l’euskara et connaisse ses dialectes, mais qu’il apprenne l’hébreux moderne et ancien (l’araméen, qui fut la langue du Christ). Il fit donc un séjour prolongé en Israël. Il approfondit également le grec ancien (la langue qui servit à rédiger les évangiles) et le latin (qui permit de diffuser très tôt le texte grec). Mais traduire des textes si denses ou chargés de poésie, ou d’allusions…, c’est avant tout les rendre intelligibles et vivants en euskara. Intelligibles et vivants pour le plus grand nombre, c’est-à-dire sans s’embarrasser, plus que de raison, de notes de bas de page…
Ce ne fut pas une entreprise aisée ! D’autant plus qu’il a fallu également aborder de front les problèmes propres à la restitution de ces textes anciens. Songeons que certains d’entre eux constituent des témoignages vieux de presque trois millénaires. Leurs auteurs, comme les acteurs qu’ils mettent en scène, avaient des sensibilités, des façons de dire et de goûter le monde, qui ne sont plus les nôtres. Ajoutons à cela les distances… Le dépaysement est total !
Et puis… que dire de la Parole de Dieu telle que l’ont comprise et traduite par écrit les évangélistes, et qu’il s’agit de respecter au mieux en euskara ?
Père Marcel a donc appris à situer et à restituer ces mondes et ces « états d’esprit » dans notre langue. C’est ainsi qu’après une licence de théologie obtenue à Strasbourg, il alla étudier à l’Institut Biblique Pontifical à Rome et se mit au travail (1972).
Il échelonna ses publications à partir de 1979. Parurent en fascicules, sous sa signature et celle de Robert Puchulu, alors curé de Gabat : la Genèse (Hasera), l’Exode (Jalgitza), le Lévitique (Lebitikoa), les lettres de saint Paul (Jondoni Pauloren gutunak), puis toutes les autres lettres du Nouveau Testament, ainsi que l’Apocalypse. Ces ouvrages furent édités par la maison Elkar.
1999 fut une année très importante, car la totalité du Nouveau testament parut, Testamendu Berria. L’ouvrage est signé par le groupe Elizen Arteko Biblia Elkartea et publié par les soins d’une association, Biblia elkartea. Trois ans plus tard, la même association  publia la version souletine du Nouveau Testament, Batarzün Berria, autour du travail du P. Junes Casenave, curé d’Alçay.
Restait à compléter l’Ancien Testament, ce qui fut fait avec l’aide de quelques collaborateurs dont le bénédictin Dionisio Amundarain, de Lazkao et le poète Artze dont le talent, apprécié de tous, a contribué avec bonheur à rythmer et à colorer les textes des psaumes.

La langue utilisée est le navarro-labourdin, le basque courant, car cette Bible est un outil qui est d’abord et avant tout au service de la pastorale, mais c’est aussi une œuvre littéraire unique. L’euskara utilisé est très apprécié des amoureux de la langue basque, y compris des plus exigeants.

Cette Bible est disponible à l’abbaye de Belloc.
 
ANNEXE

  • Biblia et autres livres d’église en Pays Basque

Des études récentes montrent que, contrairement à des idées reçues, le Pays basque fut très tôt un pays chrétien. La nouvelle religion s’implanta dès  le IVe siècle, au terme duquel le siège épiscopal de Pampelune était en place (San Firmin y aurait prêché vers le IIIe siècle). Celui de Bayonne suivra quelques cinq siècles plus tard, autour de sa cathédrale, appelée alors Sainte-Marie-de-Labourd.
Les dernières découvertes des archéologues nous font connaître des sanctuaires antérieurs au XIe siècle, au cœur même de nos montagnes, de la Biscaye à la haute-Navarre (églises avec autel et fonds baptismaux, sépultures chrétiennes avec stèles parfois), dans des endroits les moins touchés par la romanisation.
Mais que lisaient les Basques et leurs pasteurs dans ces « temps anciens » ? Il est bien difficile de se prononcer.

  • De maigres centres religieux

Au cœur de ces paroisses naissantes (entre les IVe et VIIe siècles), se trouvaient des sanctuaires forts anciens (ermitages et kapera – rien qu’en Biscaye il en subsiste plus de 500) où se déroulaient des cultes qui furent lentement christianisés. Le mythe resta très présent.
La vie monastique était bien implantée jusqu’au cœur des montagnes, comme le montre le voyage de saint Euloge de Cordoue, au IXe siècle, lequel y voit même de fort belles bibliothèques. C’est dans ce cadre que s’inscrirait l’origine de la future collégiale de Roncevaux, un hôpital y étant expressément mentionné en 1006.

En Pays Basque nord, le plus ancien couvent qui soit parvenu jusqu’à nous, est celui des Prémontrés de l’abbaye de Lahonce, construit au XIIe siècle. Il essaima notamment à Urdazubi/Urdax à l’entrée du XIIIe siècle. Ces deux grands centres de formation et de diffusion  furent, à l’évidence, mobilisés dans l’élaboration de textes en basque, mais nous n’avons pratiquement rien conservé de ces époques.
L’évangélisation se fit nécessairement en euskara. Témoins, ces notes marginales écrites en basque, dans un code de droit canon en latin du monastère de San Millan de la Cogolla, dans la Rioja, aux confins de l’Alava et de l’actuelle Castille. On date cette observation du Xe siècle.

  • Des chrétiens formés par la « tradition »

A l’entrée des XI-XIIe siècles la fondation de paroisses semble avoir été largement une initiative de laïcs épaulant l’autorité politique et épiscopale. Comment étaient recrutés et formés leurs chapelains (ou curés) ? Les postulants devaient être formés « sur le tas », par ceux qui étaient en poste. Ils devaient apprendre un peu de latin, à célébrer des offices, à présider à des rites. On imagine que l’évêque les recevait par la suite, s’assurait de leur formation et leur imposait les mains. Ce n’est que des siècles plus tard que ces pasteurs purent se former auprès d’universités, les archives paroissiales en témoignent largement.
En marge de ce clergé, il devait y avoir des communautés de Donats et de Serora (Andere serora). Elles sont bien antérieures au développement du pèlerinage de Compostelle. Elles côtoyèrent peu à peu d’autres groupes : confréries, ordres militaires et ordres religieux qui s’implantèrent nombreux à partir du XIIIe siècle (époque qui vit s’élever l’actuelle cathédrale).

A défaut de Bible, tout ce monde devait cultiver un imaginaire, avoir des textes, des récits, des poèmes et des chants…

  • Les premières livres

C’est l’évêque de Bayonne, Etienne Poncher qui, en 1533, organise le premier Synode connu et en publie des statuts : désormais notre diocèse sera structuré, mis en ordre.
A ces époques on sait qu’il existait des « livres » (missels, psautiers…) et autres « manuscrits » dans les mains de nos évêques du XIIIe siècle, mais on ne les connaît pas. De même, des Bibles latines circulaient. Ainsi, à la fin du XIIe siècle, le roi de Navarre Sancho Azkarra en possédait une illustrée (c’est la célèbre « Bible de Pampelune »).
A l’occasion du Synode, Mgr Poncher mit à disposition de ses prêtres, un bréviaire et un fameux missel, le Missel de Bayonne de 1543 (connu par un seul exemplaire, il fut publié par M. le Chanoine Dubarat).

Les prêtres étaient-ils (tous ?) formés à la lecture de ces ouvrages ? On connaît  le cas de Bernard Dechepare, recteur de Saint Michel, qui publia en 1545, le premier livre connu en langue basque, Linguae Vasconum Primitiae (ou Olerkiak). Il dominait le latin, le français (au moins), le castillan et, bien entendu,  le basque.

  • La première version de l’Ancien testament.

Mère du futur Henri IV, Jeanne d’Albret fut reine de la Navarre. Protestante, elle mettait  l’accent sur l’écriture et la prédication. Pour cela elle voulait des pasteurs bien formés, qui dominent le basque. En fait, la traduction de la Bible fut une entreprise qui affecta toute l’Europe du XVIe siècle ; c’est ainsi qu’à l’égal des autres langues (français, castillan, danois, islandais, allemand, etc.), l’euskara participa à ce mouvement.
En 1564 le Synode calviniste de Pau s’adressa donc à Jean de Liçarrague (ou de Leizarraga), né vers 1520-1530 à Briscous et qui deviendra pasteur à Labastide-Clairance, où un témoin rapporte qu’il prêchait en basque.
Sa traduction aurait pris un an. Il s’était entouré de 4 confrères : La Rive, Tartas, Landetcheverry et Tardets. Ils vont l’aider à élaborer un texte labourdin nuancé de bas-navarrais et de souletin (les deux derniers prêtres cités étaient souletins). Leur travail s’acheva au bout de 5-6 ans, en 1571. La reine surveilla personnellement la réalisation. Elle aurait financé l’ouvrage qui fut édité à La Rochelle. Ce travail s’accompagna d’une version basque du catéchisme de Calvin ainsi que d’un opuscule portant sur la liturgie.

L’œuvre de Liçarrague et de ses collaborateurs est une rareté. Elle fut construite à partir d’une sorte de « basque unifié ». Elle suit l’évangile « calviniste » de Pierre Robert (plus connu sous le pseudonyme d’Olivetan), mais n’ignore ni la Vulgate (la traduction latine des évangiles faite par saint Jérôme), ni l’original grec.

  • Après la contre–réforme.

Le Concile de Trente débuta en 1545. Il visait à répondre à l’attaque portée par le protestantisme et à restructurer la vie de l’Eglise fidèle à Rome. Le diocèse de Bayonne mettra de très longues années avant de mettre en œuvre ses directives. L’une d’entre elles demandait la création de séminaires pour la formation des prêtres.

A ces époques, les prêtres lisaient-ils la Bible à leurs fidèles ? On peut en douter. Natif d’Iholdy, Mgr d’Olce, fut l’un des grands évêques réformateurs du diocèse (il est à l’origine du second Synode, en 1666) ; or, il ne préconisait pas la lecture de la Bible ! Par contre, il recommandait de lire, y compris pendant la messe, un catéchisme basque, Doctrina cristiana (aujourd’hui perdu !), ainsi que des prônes qu’il avait rédigés en basque et qui furent imprimés à Bordeaux en 1651.
A partir de cette époque les livres de liturgie se répandirent dans le diocèse. On pense que jusque là le clergé devait s’aligner « au mieux » sur les directives romaines. Grâce à Mgr d’Olce il dut harmoniser ses façons de faire, ce dernier créant les « Conférences ecclésiastiques » chargées de réunir périodiquement les pasteurs du diocèse.

  • Une littérature religieuse basque…  mais toujours pas de nouvelle Bible.

Ce XVIIe siècle connut de nombreux prêtres écrivains: Axular, Etcheberri de Ciboure, Pouvreau –du diocèse de Bourges, il était devenu secrétaire de Duvergier de Haurane, abbé de Saint-Cyran, il avait dû apprendre le basque avec le  bayonnais- ; Materre –le franciscain fut supérieur de la maison de Bayonne, il y apprit le basque-. Aucun de ces illustres auteurs n’entreprendra de traduction de la Bible ! Il est vrai, qu’avant l’arrivée de l’abbé Daguerre et la création du Séminaire dans son village de Larressore en 1739, les évêques s’employèrent à combattre un jansénisme tenace que Mgr Druilhet avait favorisé au séminaire de Bayonne qui venait d’être fondé 17 ans plus tôt.
Finalement, sur les injonctions de Louis XIV, on suivit les recommandations du Concile de Trente et, après bien des péripéties, le séminaire de Larressore vint épauler celui de Bayonne. C’est alors que l’orthodoxie s’imposa peu à peu et que le clergé reçut une formation de bon niveau.
Mais toujours pas de traduction de la Bible. Cependant, dans la première partie du XVIIIe siècle, en réaction à l’œuvre de Leizarraga, jugée corrompue, Haraneder, curé de Donibane Lohitzune, écrivit : Jesu-Christoren Evangelio Saindua jaun Haraneder aphez Donibane Lohitsukoac escoararat itçulia (Le saint Evangile de Jésus-Christ traduit en basque par monsieur Haraneder, curé de saint Jean de Luz). Hélas, ces textes furent publiés un siècle plus tard et remaniés par les abbés Harriet et Dassance.
En attendant on vit circuler divers essais de traduction de textes qui étaient fortement inspirés par la Bible.  C’est ainsi que parut à Bayonne en 1775 et 1776, Testament çaharreco eta berrico historioa (L'Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament) par B. Larreguy, etc.

  • La Bible de Jean-Pierre Duvoisin (1810-1891)

Cette traduction verra le jour dans l’entourage d’Antoine d’Abbadie, à Hendaye. Elle sera l’œuvre du capitaine des Douanes, l’ainhoar Jean-Pierre Duvoisin, frère du chanoine César Duvoisin, historien bien connu et professeur au petit séminaire de Larressore.
Jean-Pierre Duvoisin fut l’un des collaborateurs du prince Louis-Lucien Bonaparte. Il fit sa connaissance en 1856 et entreprit ce qui fut la première traduction intégrale de la Bible en euskara, Bible Saindua edo Testament Zahar eta Berria Duvoisin kapitainak latinezko Bulgatatik leembiziko aldizko Laphurdiko eskarara izulia. Luis Luziano Bonaparte Printzeak argitara emana (La Sainte Bible ou l'Ancien et le Nouveau Testament traduits pour la première fois de la Vulgate latine au basque labourdin, par le  capitaine Duvoisin. Publié par le Prince Louis-Lucien Bonaparte). Londres.
L’homme avait une haute conscience de son entreprise. Ancien élève du petit séminaire, il avait appris le grec, le latin, le castillan, l'italien ainsi que des langues d'Orient, afin de les comparer au basque. Il a beaucoup fait pour l’euskara. Son point de départ fut le texte latin de la Vulgate ; quant au texte basque, ce fut uniquement du labourdin (c’est-à-dire du labourdin d’aucun village précis, mais une « synthèse » de ce dialecte). Son œuvre achevée en 1865, resta quasiment inconnue. Publiée intégralement en fascicules, par L.-L.Bonaparte, elle n’était accessible qu’à quelques connaisseurs et à de très très rares familles car 200 à 300 (fascicules) durent être tirés (?), la moitié fut probablement conservée par le prince. Elle fut republiée (en édition facsimile) en 1972 par La Gran Enciclopedia Vasca.
Puis le Pays basque sud prit le relais et de nombreuses traductions de la Bible virent le jour. La dernière en date parut en 1994, c’est Elizen arteko biblia. Elle fut traduite en euskara batua par un groupe formé de catholiques et de protestants également intitulé Elizen Arteko Biblia.

  • Biblia (1967-2007).

Pour nous, chrétiens du Pays Basque actuel, se pose un problème central :
1- d’une part la langue basque s’ouvre au monde moderne et se doit d’exprimer des idées et concepts, sans parler de l’utilisation de termes techniques, dont personne et surtout pas  les Basques du début du XXe siècle, soupçonnaient l’existence,
2- d’autre part, alors que la langue basque est en cours de réunification, il s’agit pour nous de pouvoir accéder à un univers linguistique qui convient à la fois au monde dans lequel nous vivons mais aussi à notre sensibilité, à nos goûts.
Les chrétiens ont besoin de reformuler La Parole afin qu’elle s’accorde à leur façon de vivre. Quelle option prendre ? Se satisfaire du basque unifié (batua) naissant, ou bien regarder vers les dialectes existants : lesquels et comment ?
Ces questions redoutables durent être examinées de près avant que le travail ne débute au sein de l’abbaye bénédictine de Belloc. Cette institution  récente, fondée en 1875, n’était-elle pas issue de la volonté de missionnaires de Hasparren ?
Puis l’Association Biblia fut créée autour de Père Marcel Etchehandy lequel, de 1967 (puis surtout de 1970) à 2007, assura la traduction, la mise en forme ainsi que la diffusion de cette œuvre colossale.

Quatre repères

  • G. Arregi Azpeitia (1999), Origen y significacion de las ermitas de Bizkaia. Etniker Bizkaia.
  • B. Goïty (2007), Histoire du diocèse de Bayonne, Secrétariat de l’évêché.
  • R. Jimeno (2003), Origenes del cristianismo en la tierra de los vascones, éd. Pamiela.




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