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2008-09-05
15:51
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Iron eta Maider, du rock métal souletin megadeath à l’ardi gasna
Jérémie Garat, en tant que membre d'Iron eta Maider,
quelle est la place des Nouvelles technologies dans votre activité artistique ?
L’utilisation des Nouvelles technologies intervient essentiellement dans le
domaine de la diffusion de la musique. Ce nouveau concept de « mise en réseau
des ressources musicales » est géré par le site Myspace qui connaît à l’heure
actuelle une croissance exponentielle (3° site le plus visité aux Etats-Unis
derrière AOL et ebay). Sommairement, Myspace est un blog musical fournissant à
son utilisateur des outils lui permettant de promouvoir sa musique, son groupe,
etc. il présente en outre l’avantage majeur de pouvoir créer un réseau ciblée
en un temps record sur le principe soumis à condition de « je deviens l’ami de
quelqu’un » et « les amis de mes amis sont aussi mes amis ». Cela peut-paraître
enfantin, mais c’est le principe… et ça marche très bien. Aussi, son apparition
est une petite révolution dans le domaine de la diffusion musicale. Iron eta Maider
a tout naturellement pris le train en marche. C’est un excellent moyen de se
rendre compte de ce qu’est un manager de groupe.
Les utilisez-vous au quotidien dans votre corps de
métier qu’est la musique ?
C’est une pratique qui est devenue aussi instinctive que de consulter sa boite
mail et ceci pour la simple raison qu’aucun autre moyen n’est en mesure de
fournir un niveau d’efficacité équivalent. Plus qu’un outil auquel nous avons
recours, c’est un outil dont nous avions besoin et qui a déjà fait l’unanimité
auprès des groupes (connus ou pas) soucieux de se faire connaître. J’estime à
une heure en moyenne le temps quotidien de connexion sur le site, cela peut
parfois aller beaucoup plus loin...(recherche de dates de concerts, gestion du
courrier, mise en ligne de photos, etc.) Un vrai travail ! Pour autant, Myspace
n’est pas un lieu de création artistique mais bien une vitrine.
Comment avez-vous fait le choix d’investir les outils de communication
Internet ?
A ce stade là, ce n’est plus un choix, c’est une évidence voire même une
obligation puisque aucun autre outil n’est en mesure de fournir un niveau
d’efficacité équivalent. La grosse majorité des groupes y ont recours
aujourd’hui.
Vous a-t-on aidé dans votre travail de communication ?
Nous n’avons pas encore la stature, ni le budget pour déléguer nos travaux à
des agences de communication et ce n’est d’ailleurs pas le but. Cependant, il
est fréquent que les personnes chargées de gérer leur espace Myspace, et ce
même dans le cas de groupes de stature nationale voire internationale, soient
aussi les propres membres du groupes. Conclusion : seule la notoriété peut vous
aider dans ce type de travail !
Quel est justement l’impact de votre présence sur des outils tel que
myspace, YouTube etc. ? Est-ce que cet investissement vous a permis de nourrir
de nouveaux contacts ?
Il me paraît important de recentrer la question sur la matière première traitée
par l’outil Myspace plus que sur l’outil lui-même. Si Myspace reste un moyen
unique de créer rapidement son propre réseau, pour autant, il y autant de façon
de s’en servir qu’il y a d’intentions, appelons cela ici « objectifs ». On
peut, et c’est notre cas, y construire un réseau à échelle humaine en
s’adressant à des personnes qui partagent au minimum les mêmes goûts musicaux
ou valeurs attachées à la musique sans pour autant jouer la course à la
connexion et accumuler les « amis », qui seront autant de connections qui
contribueront à la notoriété factice du groupe. Il ne s’agit pas ici de juger
les intentions mais de montrer qu’il est possible de créer un réseau solide à
son image.
En ce qui nous concerne, nous avions confiance en notre formation et nous
souhaitions que le bouche à oreille soit le relais logique de notre réseau
Myspace qui, comme je l’ai déjà dis, reste actuellement très localisé
(Bilbao-Pampelune-Bayonne). Car plus que la diffusion de notre musique, nous
attendions de Myspace qu’il nous permette d’établir des contacts en vue de
programmer des concerts dans cette zone mentionnée (les concerts étant pour
nous une priorité). Nous pouvoir dire aujourd’hui que notre pari est gagné,
puisqu’ aujourd’hui, après 5 mois de connections, nous avons eu 370 amis et
8400 connections nous avons plus d’une vingtaine de concerts programmés sur
l’ensemble de la zone pays basque et plus particulièrement sur la zone sud,
zone que nous souhaitions privilégier. De plus, nous savons également que la
majeure partie des groupes en activité sur ce territoire a entendu parler de
nous, preuve que le bouche à oreille a bien pris le relais.
Comment analysez la portée des réseaux sociaux sur Internet ?
Pour s’en tenir au cas d’Iron eta Maider et à l’activité qui nous lie à
Myspace, celui-ci peut être considéré comme un tunnel. C’est à dire qu’il nous
permet d’accéder plus vite à l’information et ce, aussi bien en termes
qualitatifs que quantitatifs. En cela, Myspace a des vertus catalytiques
remarquables. Comme je l’ai déjà énoncé, nous privilégions un réseau à échelle
« humaine », et nous ne sommes pas touchés par les effets pervers générés par Myspace
notamment dus aux flux toujours plus importants de l’information ?
Si Myspace est encore aujourd’hui un moyen de promotion efficace de la scène
musicale indépendante, le phénomène tend à s’émousser en règle générale,
laissant la place petit à petit à des systèmes intégrant les techniques de
marketing de masse plus classiques récupérant ainsi le phénomène au profit de
grandes structures censées en produire encore plus. Toujours est-il que bon
nombre de groupes, dont nous faisons partie, ne joue pas dans ces catégories et
voient dans myspace beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients.
Paradoxalement, la frontière physique semble disparaître au profit de
dynamiques d’échanges complètement déterritorialisées. Est-ce bien cela ?
Oui, tout à fait. Il est possible aujourd’hui, non sans un investissement
conséquent, d’organiser sa propre tournée depuis son bureau sans pour autant
avoir en sa possession un carnet d’adresses de tourneurs professionnels. Cette
vision, aussi pragmatique puisse t-elle être, est pourtant celle partagée par
les groupes de petites statures désirant passer le cap de la diffusion en ligne
à la représentation scénique. Cette dynamique participe à l’augmentation du
rayon d’activité des groupes attachés à une zone définie et c’est dans dynamique
que s’inscrit Iron eta Maider puisque depuis peu, notre rayon d’activité tend à
s’amplifier vers le sud. La multiplicité des concerts dans cette zone nous
permet donc à nouveau de multiplier les contacts, physiques cette fois, et de
fortifier nos relations. Pour l’instant, cela semble être un véritable cercle
vertueux.
Vous pouvez visiter la page Myspace d’Iron eta Maider.
A project by the Basque Studies Society
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